L'intervention civile de paix : exemples de projets soutenus

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ACCOMPAGNEMENT PROTECTEUR de PBI (Peace Brigades International)
(6000 € en 2009 pour les projets de PBI)


PBI France – Accompagnement bi-mensuel de l'organisation non-violente Advocacy Forum, dans les centres de détention de la police au Népal (3000 € sur le fonds MPT).
Volontaires de paix au Népal (photo: PBI)

PBI a mis en place au Népal une équipe permanente d’accompagnateurs en février 2006. A ce jour, celle-ci «accompagne» trois associations qui luttent contre l’impunité. Ces associations enquêtent sur les violations des droits humains (tortures, disparitions, exécutions extra-judiciaires, etc.) perpétrées par les deux parties en conflit pendant les 10 années de guerre civile. Elles mènent une politique active et sont sérieusement menacées car aucune des parties en conflit n’a intérêt à ce que l’on dévoile les atrocités commises.
Pour ce projet, il s'agit d'accompagner Advocacy Forum, un collectif d'avocats sp écialisé dans la protection des défenseurs des droits de l'Homme, dans les centres de détention où l'association se rend 2 fois par mois afin d'interpeller les responsables sur d'éventuelles détentions arbitraires, de recenser d'éventuels cas de torture ou de mauvais traitements et de s'assurer que les détenus bénéficient de l'aide médicale et juridictionnelle auxquelles ils ont droit.

Il s'agit donc d'améliorer la situation des droits des détenus, d'améliorer la capacité de travail des défenseurs des droits humains et de dissuader les agresseurs potentiels.

PBI (Brigades de paix internationales) est le pionnier de l’accompagnement protecteur de personnes menacées par la violence politique (membres du clergé, chefs syndicaux, leaders paysans, militants des droits de l’homme,…). Dans les zones de conflits ou de forte répression (*), PBI crée un espace de paix dans lequel les conflits peuvent être abordés de façon non-violente. Habituellement, les escadrons de la mort et autres responsables de violations des droits de l’Homme n’apprécient pas que leurs actes soient portés à l’attention du monde entier, aussi la diffusion d’informations sur les « bavures » à des réseaux capables de réagir dans l’urgence est dissuasive.

(*) Des équipes de paix de PBI sont présentes en Colombie, Guatemala, Mexique, Indonésie, Papouasie, Philippines, Népal, …)

 

S'INTERPOSER DE MANIERE NON-VIOLENTE ENTRE DEUX ARMEES COMBATTANTES
(6500€ en 2008 pour les projets de Nonviolent Peaceforce)

L'équipe de NP aux Philippines (photo: NP)Mindanao (Philippines) est parfois appelée « la Terre des promesses » pour ses richesses en ressources naturelles ; les gens y disent : « pas besoin de semer pour récolter des fruits ». Mais depuis 1917, on déplore 160 000 tués dans les conflits entre les communautés locales de religions différentes (musulmans, chrétiens et bouddhistes), autochtones ou déplacées (60% de la population est déplacée), les forces gouvernementales et les nombreux groupes politico-militaires comme celui tristement célèbre d’Abu Sayyef.

Atif Hameed (*) témoigne : « récemment, une rencontre interne de quelques groupes rebelles trop près de la zone tampon a été interprétée par l’AFP (Forces Armées des Philippines) comme la préparation d’une attaque ; l’AFP déplace alors ses troupes vers la zone. Pendant ce temps, les communautés pensent que l’attaquant est proche et des centaines de familles évacuent la zone.
L’équipe locale de Nonviolent Peaceforce apprend ces informations rapidement et entre immédiatement en contact avec les commandants locaux de l’armée (AFP) pour leur confirmer que les rebelles n’ont aucune intention d’attaque. Parallèlement, l’équipe informe les forces rebelles de leur contact avec l’armée et de la rumeur de leur attaque imminente qui s’est répandue. Cela montre que transmettre l’information au bon moment est efficace ! » Cela montre aussi la pertinence d’une présence à long terme d’une organisation comme NP sur les lieux même du conflit.

(*) Rédigé d’après une interview de Atif Hameed Directeur du projet NP aux Philippines

 

RENFORCEMENT DES CAPACITES DE LA SOCIETE CIVILE AU GUATEMALA
(2.000€ en 2008 pour les projets du Collectif Guatemala)


Atelier vidéo au Guatemala (photo:Collectif Guatemala)Le Collectif Guatemala envoie des accompagnateurs internationaux depuis plus de 10 ans. Cet accompagnement est tourné vers la protection d'une part, des témoins des massacres durant la guerre civile et toujours en attente de jugement et d'autre part, des défenseurs des droits humains et organisations de la société civile encore trop souvent exposés à des menaces ou à des disparitions forcées.
En parallèle, le coordinateur terrain organise des ateliers vidéo, pour permettre à la société civile de pouvoir utiliser cet outil afin de faire connaître leur situation et leur combat.
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